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Un Conseil d'Administration doit statuer ce vendredi sur les pistes au sein du groupe SNCB pour réaliser d'indispensables économies. Les mêmes préoccupations reviennent depuis plusieurs mois sur les tables des conseils d'administration des chemins de fer belges. Le contexte financier est préoccupant : la SNCB perd de l'argent.


Plusieurs pistes sont au programme :
- Supprimer des trains en heures creuses sur des lignes secondaires, on cite le chiffre de 600 trains
- Supprimer 200 accompagnateurs et de 200 conducteurs.
- Suppression de 40 guichets (déjà décidé)
- Equipement d'au moins un automate dans les gares et points d'arrêt d'ici 2012
- Application d'un supplément de 7,00 € pour un billet acheté à bord d'un train
- Recours à un acteur externe spécialisé pour percevoir les amendes
- Suppression de certains points d'arrêt (liste non encore connue)
- Report de certains investissements par Infrabel qui doit faire une économie de 80 milllions


Beaucoup de réactions qui vont dans le même sens :


Navetteurs.be: un service public, pas un service minimum
Des telles propositions ne sont pas tout à fait neuves, mais si elles étaient un jour adoptées, elles déchaîneraient de vives protestations. Navetteurs.be et son porte-parole, Gianni Tabbone, ne sont pas étonnés : le démantèlement de la SNCB comme service public n'est pas nouveau, vu que son axe principal est devenu la rentabilité et cela est "inadmissible". "Il est hors de question de toucher à l'offre globale" et de supprimer 17% des trains, dit Gianni Tabbone qui rappelle que l'entretien est déjà délaissé : la SNCB travaille en flux tendu ce qui gâte le quotidien des navetteurs.


Il faut tailler au sommet, pour Navetteurs.be : "On supprime des postes de conducteurs, d'accompagnateurs, mais il n'y a pas de restructuration au sommet". L'association envisage de se joindre à d'éventuelles actions des syndicats si nécessaire et appelle le monde politique à prendre ses responsabilités "pour que le service public ne se mue pas en service minimum".


Ecolo: relancer de nouvelles lignes
Le député wallon Xavier Desgain estime aussi que cela n'a pas beaucoup de sens de supprimer des petites lignes, surtout au sud du sillon Sambre-et-Meuse, car pour la SNCB cela revient à scier la branche sur laquelle elle est assise.Quant aux économies envisagées sur l'entretien du matériel, l'Ecolo carolo juge que c'est de la "folie furieuse". Il cite les retards considérables déjà engendrés par les entretiens irréguliers et insuffisants : sur la ligne Bruxelles-Charleroi, c'est un train sur quatre qui est en retard. Il faut donc investir dans le matériel et adapter la dotation à ce que l'État attend de la SNCB si on ne veut pas priver une partie de la population d'une alternative à la voiture, dit Xavier Desgain qui souligne même l'intérêt à relancer des projets de lignes abandonnées ou nouvelles, que ce soit pour les voyageurs ou le fret, comme une liaison Dinant-Givet ou pour les marchandises, entre Mons et Valenciennes pour contourner le nœud lillois.


L'espoir du MR: des administrateurs ne soutiendraient pas ces mesures
Le président de la Commission de l'infrastructure de la Chambre, François Bellot juge ces mesures "brutales" si elles devaient être prises, mais n'est pas étonné quand il voit l'attitude de la SNCB qui refuse par exemple de subsidier les associations de navetteurs, comme le prévoit une directive européenne.


Le sénateur MR refuse que l'on touche encore à l'offre de mobilité en matière de transports publics au moment où les prix des carburants s'envolent une nouvelle fois et se demande si les responsables de la SNCB qui prendraient telle décision se basent uniquement sur une analyse économique et ignorent l'impact à moyen terme d'une réduction du service à la clientèle.


L'alternative existe, dit François Bellot : il y a d'autres gisements d'économies, comme les travaux de prestige que constituent les gares gigantesques, de nouveaux "grands travaux inutiles".


Le sénateur-bourgmestre de Rochefort rappelle que ce ne serait pas la première fois qu'on envisage des mesures de ce type : mais il ne faut pas détricoter les petites lignes en zones rurales sous prétexte qu'elles sont moins fréquentée. Sinon on en arrivera à "une épine dorsale sans les arêtes", or, dit-il, il faut imaginer un réseau qui va des extrémités aux grandes lignes. Et ce n'est pas des bus qui pourraient remplacer l'offre ferroviaire en heures creuses, ainsi que tôt ou tard dans la journée.


Au PS, la députée Linda Musin</b></i>, auteure de plusieurs interpellations sur le sujet, s'insurge : les parlementaires posent des questions à la direction et à la ministre de tutelle quand des bruits d'économie circulent. Malgré les réponses rassurantes qui leur sont données ("on réfléchit"), ils se retrouvent un mois plus tard devant le fait accompli et il leur faut apprendre par la presse que les pistes en question sont toujours d'actualité.


"Inacceptable, inadmissible", réagit donc Linda Musin qui reconnaît à l'entreprise le droit de viser la rentabilité mais pas au prix de la sécurité et de la qualité du service public, qui inclut la ponctualité.


La députée PS lance aussi la piste d'économies à réaliser sur la structure de la SNCB.


Gares et guichetiers: sécurité et service au public, insiste le cdH
Christian Bastin qui siège également en commission de l'infrastructure de la Chambre pour le cdH rappelle que la ministre des Entreprises publiques, Inge Vervotte avait pourtant promis qu'il n'y aurait pas de réduction de liaisons. Mais officieusement des pistes allant dans ce sens sont pourtant à l'étude. Même si rien n'est officiel, on évoque la suppression de gares à Auvelais (Sambreville) et à Godinne, par exemple, ou la disparition de guichets avec du personnel. Mais le député-bourgmestre de Onhaye martèle : un guichet automatique ne remplacera pas la présence de personnel dans les gares, synonyme de sécurité et de service social, dont les zones rurales ne peuvent être privées.


Christian Bastin a cependant l'espoir que le Parlement aura son mot à dire : un avenant au contrat de gestion de la SNCB devra y être discuté bientôt, en l'absence de gouvernement de plein pouvoir.


Pour la CGSP Cheminots, Michel Abdissi, constate que voyageurs et cheminots risquent d'être les "dindons de la ...". Il insiste en prenant l'exemple des entretiens prévus, trop peu nombreux : "On attend que les caténaires cassent pour les remplacer. C'est une véritable catastrophe. Buizingen n'est pas tellement loin".


A la CSC Transcom, Isabelle Bertrand explique qu'il s'agit d'un problème politique car il revient aux responsables politiques de redéfinir le "service au public".


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