Nous avons 83 visiteurs en ligne

 

   

L’accord intervenu entre les négociateurs du futur gouvernement fédéral sur la confection du budget 2012 impose une cure d’amaigrissement au Groupe SNCB. Celle-ci prendra la forme d’une diminution de son budget de l’ordre de 263 millions d’euros. Pour les trois CEO du groupe SNCB, la rigueur mettra en danger le déploiement du système de sécurité ETCS et des projets comme la gare de Mons. Standard & Poor’s vient d’ailleurs de dégrader la note de la dette à long terme de la SNCB-Holding de AA- à A +.

 

Pression maximale sur les dirigeants du groupe SNCB, dans la mesure où le formateur, Elio Di Rupo (PS) semble ignorer leurs états d’âme et leurs analyses. En effet, il apparaît aujourd’hui que celui-ci envisage, en accord avec les autres partis politiques, d’imposer au rail belge, des économies d’environ 263 millions d’euros.

 

Le formateur avait déjà sondé les trois CEO du groupe SNCB en leur demandant, par courrier, s’ils pouvaient faire une économie de 180 millions d’euros sur trois ans (30 millions en 2012, 60 millions en 2013 et 90 millions en 2014) sur leur budget d’investissement.

 

Après réflexions et simulations, les trois CEO ont répondu dans une lettre du 16 novembre que nous avons parcourue. Dans la missive, Jannie Haek (SNCB-Holding), Marc Decheemaecker (l’opérateur SNCB) et Luc Lallemand (le gestionnaire d’infrastructure, Infrabel) estiment qu’il leur sera difficile, voire impossible de réaliser les économies demandées. A les croire, passer outre leurs analyses et leur imposer ces économies mettraient en danger de grands projets d’investissement comme le déploiement du système de sécurité européen, ETCS (European train control system), l’extension de capacité (le tunnel Liefkenshoek sous l’Escaut, le diabolo à Zaventem), les projets de grandes gares (Mons, etc.) ou l’entretien du réseau.

 

Tous ces projets sont d’autant plus importants qu’ils visent à garantir la sécurité sur le réseau ferroviaire belge et à le préparer pour absorber la hausse du trafic par rail. L’accident de Buizingen (19 morts et 171 blessés le 15 février 2010 à cause d’un problème de sécurité et de franchissement de feu rouge) est encore dans les mémoires. Le drame a obligé le groupe SNCB à remettre la priorité sur la sécurité et à accélérer l’équipement des voies et des trains de l’ETCS.

 

2,24 milliards en 2012

L’imposition des efforts d’économies intervient à un moment où les trois sociétés du groupe ont élaboré leur plan d’investissements pour 2012 (la fin du contrat de gestion 2008-2012). Selon nos informations, celui de la maison-mère (SNCB-Holding), présenté au conseil d’administration le 18 octobre prévoit des dépenses pour 166,5 millions d’euros. Mais, nous dit-on, il n’est pas encore adopté. Le plan de l’opérateur SNCB représente un investissement d’environ 650 millions d’euros et(1) vise divers projets: livraison des nouveaux matériels roulants (Desiro, locomotives T18), dotation RER, modernisation des ateliers.

 

Le budget d’investissement 2012 d’Infrabel est plus élevé. En tenant compte du partenariat public-privé (diabolo) et du préfinancement, il s’élève à 1,424 milliard d’euros dont 1,188 milliard uniquement pour Infrabel. Les plus gros postes du plan sont notamment les travaux d’extension de capacité (385,2 millions d’euros, diabolo et Liefkenshoek tunnel comme principaux chantiers) ainsi que les travaux du RER (335 millions d’euros). Les dépenses de maintien de capacité (renouvellement des caténaires, des signalisations, etc.) engloutissent également une grande part du budget (environ 305,9 millions d’euros). L’équipement des voies en ETCS/TBL1 + reçoit un budget de 64,1 millions d’euros contre 173,2 millions pour la concentration des cabines et 73,7 millions pour l’accueil (information des voyageurs, modernisation des gares, etc.).

 

La pilule de l’effort pour le groupe sera d’autant plus difficile à avaler pour Infrabel que le gestionnaire a déjà vu sa dotation d’investissement baisser de 200 millions en 2009 et 90 millions en 2011. D’après le rapport du Boston Consulting Group (BCG), il a réduit son personnel au-delà des prévisions (12.203 collaborateurs en 2008, alors que son plan 2008-2012 prévoyait 15.589 agents, 12.234 en 2009 contre 12.504 dans le plan et 12.317 en 2010 au lieu de 12.363 dans le plan).

 

Dans le même temps, la SNCB-Holding gonflait sont personnel: 3.981 personnes en 2009 au lieu de 3.881 agents prévus dans le plan et 4.007 personnes en 2010 au lieu de 3.871 collaborateurs prévus dans le plan. Standard & Poor’s vient d’ailleurs de dégrader la note de la dette à long terme de la SNCB-Holding de AA- à A +.

   

Source: lecho.be - 30/11/2011

pendule
ASBL NAVETTEURS.BE
Rue de Loncin, 92
4460 Grâce-Hollogne

Secrétariat 0471 623.217
info@navetteurs.be
Formulaire de contact

IBAN BE17 0017 0812 3621         BIC GEBABEBB


Gia Ger 2
Gianni Tabbone Gery Baele 
Président Vice-Président
cath geof
Catherine Gerard  Geoffrey Baele
Secrétaire Trésorier
CPR certification onlineCPR certification CPR certification online
cpr certification online
cpr certification onlineCPR certificationcpr certification online