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© Photo La Libre - Belga

Jo Cornu prend aujourd’hui ses fonctions de patron de la SNCB. Réforme des structures, dette, PPI... Il a du pain sur la planche. Principal défi : améliorer une ponctualité en berne.

L’homme que personne n’attendait. Jo (Jozef) Cornu prend aujourd’hui la tête de la SNCB pour un mandat de six ans. L’heureux élu aurait dû être Frank Van Massenhove, patron du SPF Sécurité sociale. Ce proche du vice-Premier SP.A Johan Vande Lanotte avait été nommé au terme d’une procédure rocambolesque qui avait connu son lot de crispations politiques au gouvernement. Mais l’intéressé avait dû renoncer "pour des raisons personnelles".

En l’espace de quelques heures, le choix s’était alors porté sur M. Cornu, un autre proche du socialiste flamand, qui avait été appelé à la tête des chemins de fer belges. Une entrée en matière délicate. Tout comme ses premières déclarations…

Il avait d’abord avoué ne rien connaître au rail… Ensuite, cumulard patenté, il avait refusé de démissionner de ses nombreux autres mandats - avant finalement de n’en conserver "que" trois, chez Agfa-Gevaert, KBC et Belgacom. Bref, une communication à soigner.


Le bon casting ?


Est-ce à dire que le casting du gouvernement est mauvais ? Parmi d’autres, Marc Descheemaecker, CEO sortant de la SNCB, lui exprimait, samedi dans "La Libre", toute sa confiance vu son expérience de dirigeant d’entreprise.

Du côté de l’opposition Ecolo, sans juger l’homme, le député fédéral Ronny Balcaen constate que Jo Cornu "a été choisi en moins de 24 heures. Je doute qu’il ait eu le temps d’expliquer son projet au ministre de tutelle", Jean-Pascal Labille (PS), en charge des Entreprises publiques. "En outre, il a décidé de garder trois mandats. C’est un mauvais signal envoyé à la SNCB. L’entreprise mérite que l’on s’y consacre à 100 %."

Chez les syndicats, "on attend de voir", commente Gérard Husson, de la CSC. "Il est difficile de juger le nouveau patron. On ne le connaît pas du tout. Il n’est pas issu du monde des chemins de fer. Il n’est pas le premier dans ce cas, mais ça peut être un souci avec la réforme des structures qui est en phase de finalisation."

Agé déjà de 69 ans, Jo Cornu arrive au moment où le groupe SNCB va passer de trois (SNCB opérateur, SNCB Holding et Infrabel) à deux entités. L’opérateur et la Holding fusionneront par absorption du premier par la seconde. M. Cornu prendra la tête de l’entité nouvellement créée.

La restructuration sera effective à partir du 1er janvier 2014. Le temps d’adaptation est donc très limité… Mais le cabinet du ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille (PS), rassure. "Le changement de structure du groupe n’a rien à voir avec les missions des deux CEO" - Jo Cornu et son homologue d’Infrabel, Luc Lallemand (reconduit dans ses fonctions) - "ils ne travaillent pas sur la réforme. Elle relève du gouvernement" qui a d’ailleurs nommé dans ce but Jean-Pierre Hansen, "manager de transition" du groupe SNCB, pour une mission temporaire.

Entre-temps, les CA de l’opérateur et de la Holding seront composés des mêmes administrateurs et tiendront leurs réunions conjointement.

"La réforme telle que décidée par le gouvernement ne rencontre pas notre vision idéale des choses", reprend Gérard Husson. S’il se réjouit du maintien d’un employeur et d’une commission paritaire uniques pour tous les cheminots, via la création d’une filiale "HR Rail", il rappelle que sa préférence allait - et de loin - "à une société intégrée, unique, pour l’ensemble du groupe".


A deux têtes plutôt qu’une seule


"On a pu constater, avec le temps, que le passage en 2004-2005 à trois entités a généré de gros problèmes de communication. La démultiplication des services a induit un manque de clarté et de suivi dans la gestion. Pendant près de dix ans, la justification des problèmes consistait à dire : ‘C’est pas moi, c’est l’autre…’ Est-ce que passer à deux entités va améliorer ces éléments ? Je suis perplexe", s’inquiète le syndicaliste.

Fin 2012, Paul Magnette (PS), le prédécesseur de M. Labille, défendait le projet. Sa ligne de défense : meilleure répartition des rôles entre les deux entités, communication restructurée, attention apportée prioritairement aux voyageurs, etc.

"Nous ne sommes toujours pas rassurés", répond l’Ecolo Ronny Balcaen, partisan aussi de la structure intégrée, "moins coûteuse". "On nous explique qu’une convention de transport va être conclue entre les deux entités. Très bien… Mais on n’en voit pas la couleur. On attend toujours les arrêtés d’exécution. Au début de l’été, la majorité au Parlement a voté la réforme. Cela s’apparente à un chèque en blanc donné au ministre…"


Ponctualité médiocre en 2014


Sans doute le chantier le plus fondamental pour le groupe SNCB dans les années à venir. La ponctualité "est au niveau de 98-99, ce n’est pas bon…", reconnaissait samedi dans "La Libre" Marc Descheemaecker, CEO sortant de la SNCB (opérateur).

Les chiffres en attestent. En 2004-2005, au moment de la scission du groupe en trois entités, la ponctualité tournait à un taux appréciable de 92-93 %. Depuis le début de l’année, elle est redescendue à 86,8 % (en date du 30 septembre). Et "ce chiffre va encore baisser quand on prendra en compte les mois d’octobre, novembre et décembre qui sont traditionnellement difficiles", confessait mercredi dernier au Parlement Etienne De Ganck, patron de la ponctualité à la SNCB.

Tous les retards ne sont pas imputables au groupe - les suicides, certains accidents, de fortes intempéries, les grèves, etc. En outre, un taux de 100 % n’existe pas, ne fût-ce qu’en raison de l’entretien du réseau. Enfin, des aménagements, dont l’installation des systèmes de sécurité TBL1 + et ETCS, provoquent des perturbations.

Mais le constat de départ, lui, reste. "En 2010, 2011 et 2012, les objectifs de ponctualité n’ont pas été atteints et ce ne sera pas le cas non plus en 2013. Je ne vous cache pas que j’en ai marre", s’agaçait le ministre de tutelle, Jean-Pascal Labille (PS), le 9 octobre dernier au Parlement.

L’avenir pourrait néanmoins s’éclaircir. D’abord, grâce au nouveau plan de transport qui verra le jour le 8 décembre 2014 - il prévoit une réorganisation complète de l’offre des trains dans le pays. Ensuite, grâce à la réforme des structures, censée améliorer drastiquement la communication entre les entités du groupe. Enfin, via le PPI qui prévoit quelques investissements permettant de relever le défi. Mais tout cela ne se concrétisera qu’à moyen terme. En 2014, la ponctualité ne devrait pas sensiblement s’améliorer…
   

Source: LaLibre.be - 13/11/13

   

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