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1. Contexte

La question qui se pose est simple : un service minimum en cas de grève SNCB est-il applicable voire souhaitable ? Il faut aussi déterminer les circonstances : s’agit-il d’une grève annoncée ou d’un mouvement « spontané » ?

Bien que personne n’ait à ce jour clairement défini ce qu’il entend par « service minimum », certains partis politiques l’ont toujours prôné, plus encore aujourd’hui dans l’optique d’un futur gouvernement, et souhaitent à présent réfléchir à sa mise en application dans certaines Entreprises Publiques et plus particulièrement au niveau du Groupe SNCB.

Les usagers semblent plutôt divisés sur la volonté de voir mis en application ce « service minimum ». Pour certains, c’est une atteinte au « droit de grève » et pour d’autres, c’est une atteinte au « droit au travail » ou encore au « droit de se déplacer librement ».

Les usagers favorables à la mise en application d’une telle mesure, même en cas de dépôt d’un préavis, dénoncent notamment :

-    une certaine forme de « dictature » de la part des organisations syndicales, qui certes font valoir le « droit de grève » mais décident également d’empêcher les non-grévistes de revendiquer leur « droit au travail » ;

-    l’obligation de continuité d’un service public ;

-    la mise en difficulté des personnes à plus faibles revenus n’ayant pas les moyens de disposer d’un véhicule privé et qui dépendent uniquement des transports en commun ;

-    le reniement des accords sociaux (dans le cas d’un mouvement « spontané ») et notamment,  l’obligation de respecter un préavis de 10 jours.

Les usagers défavorables à l’application de la mesure craignent notamment que:

-    les rares trains mis en circulation soient d’emblée pris d’assaut par des voyageurs en surnombre, entraînant d’inévitables tensions, bousculades et mise en danger de leur sécurité. Risque de desserte uniquement des gares les plus importantes ou de desserte « omnibus » généralisée avec impossibilité d’embarquer/débarquer aux arrêts suivants. Risque accru du point de vue des PMR ;

-    la mise en circulation partielle obligera les travailleurs à se rendre sur leur lieu de travail vu que le déplacement est sensé « possible », il ne faudra dès lors plus compter sur une certaine indulgence de la part des employeurs ;

-    le retour au domicile ne soit pas assuré le soir ou soit assuré mais à une période déterminée ne correspondant pas nécessairement à la fin des horaires de travail ;

-    la sécurité soit réduite pour cause de « service minimum. Quelles seraient les conséquences d’un accident grave conjuguant des trains suroccupés avec un service de sécurité (signalisation) en sous-effectif ? Où chercher les responsabilités ?

-    la circulation des trains ne soit complètement désorganisée le lendemain et n’implique des retards supplémentaires et une situation de « service minimum » prolongée durant un certain nombre d’heures.

Ce ne sont bien évidemment que quelques exemples d’avis régulièrement émis par les usagers.


2. Protéger l’avenir du « droit de grève » pour tous les travailleurs

Le « droit de grève » est un droit fondamental et démocratique très important qui a été durement obtenu et qui reste le garant des acquis sociaux et de la protection des travailleurs. Il faut dès lors le préserver mais ne pas en abuser, en l’utilisant comme ultime recours et en privilégiant le dialogue social tant que celui-ci est encore possible.


3. Pouvoir revendiquer le « droit au travail »et le « droit de se déplacer librement »

Afin de respecter les principes démocratiques et sans porter de jugement sur les choix de chacun, le fait de reconnaître le « droit de grève » doit entraîner en contrepartie une reconnaissance du « droit au travail » et du
« droit de pouvoir se déplacer librement ». La liberté de chacun s’arrêtant là où commence celle des autres.


4. « Encadrement du droit de grève » plutôt que « service minimum imposé »

La seule alternative à un « service minimum imposé » réside dans un meilleur encadrement du « droit de grève ». Celui-ci doit faire l’objet de règles strictes avec une définition claire des sanctions appliquées en cas de non-respect, ainsi que leur application.

Il est dès lors impératif qu’un accord soit signé entre les partenaires sociaux afin que le « droit de grève » ne puisse continuer d’être appliqué :
•    qu’en dernier recours ;
•    que lorsque toutes les tentatives de concertation ont échoué ;
•    en respectant certaines conditions, à savoir :

o    l’obligation de dépôt d’un préavis au minimum 10 jours avant ;
o    la limitation dans le temps à la seule durée déposée dans le préavis ;
o    la limitation du mouvement au seul personnel se déclarant « en grève » accompagnée notamment d’une interdiction d’entrave à la circulation des trains que ce soit en bloquant les voies ou les endroits « stratégiques » tels que les cabines de signalisation ;
o    le respect du droit des non-grévistes de pouvoir occuper leur poste de travail ;
o    l’interdiction de mouvements « spontanés » sous peine de sanctions ;
o    la définition et surtout l’application de sanctions administratives et/ou financières en cas de non-respect des règles définies.


5. Obligations du Groupe SNCB

En cas d’échec du dialogue social et de dépôt d’un préavis, le Groupe SNCB doit s’engager à :

•    informer dans les plus brefs délais les usagers des modalités du préavis ;
•    convoquer dans les plus brefs délais une réunion de conciliation et désigner éventuellement un médiateur indépendant ;
•    mettre tout en œuvre pour éviter le mouvement de grève en postposant éventuellement la décision débouchant sur le conflit ;
•    informer les usagers de l’évolution de la situation avant l’échéance du préavis.


6. Conclusions

Sur base des éléments et propositions contenus dans cet avis et à condition d’un encadrement strict de l’exercice du « droit de grève » et pour autant que les droits des usagers puissent être respectés, l’ASBL NAVETTEURS.BE a décidé, en concertation avec ses membres effectifs et après consultation de ses membres adhérents, d’émettre un avis négatif quant à la mise en place d’un « service minimum » imposé.

Elle se réserve toutefois le droit de revoir sa position, en fonction d’éventuels éléments nouveaux et après une éventuelle consultation complémentaire de ses membres adhérents.

Au travers de cet avis, l’ASBL NAVETTEURS.BE souhaite défendre au mieux les droits de ses membres et de la communauté des usagers de manière générale et ce, en toute indépendance. Elle souhaite également rappeler que les transports publics constituent pour bon nombre de ses usagers le seul moyen de déplacement pour notamment se rendre au travail ou à l’école.

Elle souhaite enfin rappeler au monde politique que le sujet du « service minimum » ne doit pas simplement se limiter à un « accord entre partis » mais qu’il doit faire l’objet d’un débat public beaucoup plus large, où chacun des acteurs doit avoir la possibilité d’exprimer son point de vue.

   

Source: ASBL NAVETTEURS.BE - 06/09/14

   

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Avec ses statistiques, le site belate.be se demande si le patron de la SNCB insiste vraiment sur la ponctualité.

Sur les 788.619 trains qui se sont élancés sur les voies belges depuis le 1er janvier 2014, seuls 75,4% étaient à l’heure, selon belate.be.

Le site internet belate.be a compilé les retards depuis le début de l’année, et a constaté que 75,4% des trains étaient à l’heure cette année (c’est-à-dire moins de 5 minutes de retard), 3,5% présentaient un retard de plus de 15 min et 2,1% des trains ne se sont pas arrêtés à toutes les gares prévues.

Des résultats meilleurs que ceux enregistrés en 2013 (69,5% des trains sont arrivés à l’heure l’an dernier), mais loin d’être totalement réjouissants.

Les retards restent plus fréquents sur les trains P, IR/L et IC, tandis que les trains L s’en sortent un peu mieux, selon les statistiques de belate.be.

Les principales causes de retard sont la gestion du trafic (18.981 trains impactés avec 14 minutes de retard en moyenne), un problème lors du trajet précédent de ce train (7.183 trains avec 17,3 minutes de retard en moyenne) et les défaillances techniques (5.891 trains avec 22,5 minutes de retard en moyenne).

Globalement, les trains sont plus ponctuels le week-end, avec 81,1% des trains à l’heure.

Retrouvez tous les détails ICI
   

Source: Lavenir.net - 02/09/14

   

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Photo LeSoir

Selon « Le Soir 17 h », le principe de la fermeture de la dernière porte avant le démarrage des trains est adopté mais n’entrera pas en application avant 2017, comme l’oblige l’Europe.

Pour rappel, le 23 mai 2009 un accident à Dinant avait fait deux blessés graves : un accompagnateur et un voyageur en retard qui avait tenté de forcer le passage. En cause la fameuse 
« zone grise », ce laps de temps durant lequel la dernière porte du train reste ouverte en attendant le départ effectif de celui-ci. Ce laps de temps peut parfois être long et créer une certaine frustration chez le voyageur qui ne peut embarquer alors qu'il voit le train en attente du départ ...

D'après le quotidien, cette procédure serait responsable :
  • en 2008 de 245 incidents;
  • en 2011 de 118 oppositions entre voyageurs et accompagnateurs ainsi que de 55 départs sans l'accompagnateur, resté à quai;
Côté syndical, on réclame la simplification de la procédure en fermant le dernière porte avant le départ du train mais la législation européenne ne l'imposera qu'à partir du 1er juin 2017, bien que cela se pratique déjà dans une majorité de pays européens. 

Ce n'est qu'en 2012 que le Groupe SNCB s'est accordé sur une nouvelle procédure de départ dont le projet pilote aurait dû voir le jour en 2013, être agréé en 2014 et implémenté en 2015.

Cependant, la SNCB et Infrabel semblent à présent parler d'un retard de deux ans 
« suite à des problèmes techniques » ...


Comment se passe la procédure de départ ?


Procédure actuelle

1. Une vingtaine de secondes avant l’heure de départ théorique, l’accompagnateur donne un coup de sifflet.

2. Il monte ensuite à bord pour fermer toutes les portes, sauf la sienne.

3. Il redescend à quai pour actionner un boîtier signalant en même temps la fin de l’embarquement et que la cabine de signalisation peut enclencher le signal de départ pour le conducteur .

4. Il remonte à bord, attend le premier demi-tour de roue avant de fermer « sa » porte.

Nouvelle procédure

1. L’accompagnateur, à quai, reçoit un message de la cabine de signalisation sur son appareil de contrôle et d’émission de billets (appelé Ibis) annonçant le début de la procédure de départ et que celui-ci se fera sans délai (il a le feu vert). Il donne un coup de sifflet et « tagge » (il passe son Ibis devant un lecteur) une première fois pour actionner la fermeture des portes.

2. Il monte à bord par la dernière porte restée ouverte, où il « tagge » à nouveau, ce qui permet de l’identifier et d’actionner la fermeture de cette dernière porte.

3. Le système GSM-R envoie automatiquement un message signalant la fin de toutes les opérations et, via la radio du poste de conduite, envoie un pictogramme au conducteur lui indiquant qu’il peut démarrer.
   

Source: LeSoir.be par Eric Renette - 01/09/14

   

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L'accompagnateur vous refuse parfois l'embarquement ... Pourquoi ?





   

Source: Twitter SNCB - 29/08/14

   

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Le positionnement de NAVETTEURS.BE à ce stade
(transmis pour le reportage)

Le Conseil d'Administration de l'association, qui a déjà eu l'occasion de débattre quelque peu le sujet, rejette l'idée de mise en place d'un "service minimum" qui aurait notamment un impact négatif sur l'usager par exemple au niveau de la possibilité de satisfaire la demande avec une offre réduite au vu du manque de places assises même en situation "normale". Mais d'autres aspects entrent également en ligne de compte.

Mais ce sujet, au combien délicat, mérite un débat bien plus détaillé avant d'adopter une position définitive et cela passe notamment, et comme dans toute assemblée démocratique, par une consultation des membres adhérents de l'association.

Il est dès lors nécessaire de pouvoir en débattre sereinement en donnant la parole à tous les acteurs et sur base d'informations concrètes, ce qui est pour l'instant prématuré.

Le Conseil d'Administration souhaite que, dans un premiers temps, les principaux concernés, cheminots, syndicats, patrons et représentants politiques débattent de ce que les négociateurs souhaitent mettre en place.

Dans un deuxième temps,
l'association est favorable à l'organisation d'un débat qui permettrait à chaque acteur de présenter son analyse et à chacun de pouvoir exprimer son opinion en connaissance de cause et sur base d'un projet concret.
 

Source: JT RTL-TVI - 25/08/14 / ASBL NAVETTEURS.BE

   

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Les négociateurs de la suédoise, réunissant le MR, la N-VA, l’Open Vld et le CD&V sont tombés d'accord pour instaurer le service minimum. Mais limité à la SNCB.

Les détails de la mesure ne sont pas encore connus. Mais, comme nous le précisions il y a deux jours, cet accord ne pourra s'appliquer aux TEC ou à la Stib, deux sociétés de transport qui dépendent des régions et pas du fédéral. Même si l’idée a longtemps été évoquée.

C'est une revendication des 4 partis autour de la table, dénonçant notamment les grèves sauvages et leurs conséquences pour l'usager. Mais, précisément, en cas de grève sauvage, décidée spontanément au dernier moment -ce sera toujours possible- un service minimum pourrait-il vraiment être appliqué?

En tout cas, Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB, rejette déjà l'idée. Pour elle, dans tous les cas de figure, l'instauration d'un service minimum risque de poser beaucoup de problèmes à la SNCB.

"Cette solution, on l’a vu dans d’autres pays, n’est pas praticable parce qu’elle demande un choix au niveau des passagers qui pourraient par exemple aller dans certains trains qui rouleraient. Nous ne sommes pas du tout favorables à ce genre de chose parce que cela créera plus de problème que cela n’en résoudra."

Dans le même temps, elle rappelle qu'un service minimum est déjà d'application dans certains secteurs. "Là où c’était nécessaire, nous avons négocié les services minimum. Dans les hôpitaux, lorsque la santé des personnes est en jeu nous n’allons pas faire courir des risques à la population, nous sommes des syndicalistes responsables. Je pense que c’est une mesure idéologique qui ne résoudra rien, bien au contraire.

Le Pot de fer contre pot de terre: sur le sujet, deux camps vont s'opposer.

Extrait de l'article: "Fédéral: les négociateurs ont un accord sur le service minimum" (RTBF.BE - 24/08/2014)

A lire également: "L'Organisation Internationale du Travail et le service minimum"


Le positionnement de NAVETTEURS.BE


Le Conseil d'Administration de l'association, qui a déjà eu l'occasion de débattre quelque peu le sujet, rejette l'idée de mise en place d'un "service minimum" qui aurait notamment un impact négatif sur l'usager par exemple au niveau de la possibilité de satisfaire la demande avec une offre réduite au vu du manque de places assises même en situation "normale". Mais d'autres aspects entrent également en ligne de compte.

Mais ce sujet, au combien délicat, mérite un débat bien plus détaillé avant d'adopter une position définitive et cela passe notamment, et comme dans toute assemblée démocratique, par une consultation des membres adhérents de l'association.

Il est dès lors nécessaire de pouvoir en débattre sereinement en donnant la parole à tous les acteurs et sur base d'informations concrètes, ce qui est pour l'instant prématuré.

Le Conseil d'Administration souhaite que, dans un premiers temps, les principaux concernés, cheminots, syndicats, patrons et représentants politiques débattent de ce que les négociateurs souhaitent mettre en place.

Dans un deuxième temps,
l'association est favorable à l'organisation d'un débat qui permettrait à chaque acteur de présenter son analyse et à chacun de pouvoir exprimer son opinion en connaissance de cause et sur base d'un projet concret.
 

Source: RTBF.BE - 24/08/14 / ASBL NAVETTEURS.BE

   

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Notre association a lancé la semaine dernière une consultation de ses membres adhérents concernant la participation éventuelle de NAVETTEURS.BE à la manifestation organisée le 21/10 par la CGSP-Cheminots (Régionale de Bruxelles) contre le Plan de Transport 2014.

Nos membres nous ont fait part de leurs avis, tant négatifs que positifs.

Après analyse et synthèse, voici la liste des arguments "négatifs" le plus souvent avancés par nos membres :

- les usagers sont les victimes "impuissantes" des grèves menées par les syndicats, surtout lors des grèves "sauvages";
- les syndicats mènent trop de grèves;
- risque de récupération notamment "politique" de l'action;
- divergence d'intérêts entre les syndicats et les associations de voyageurs;
- risque de voir l'association marquée d'une couleur politique alors que celle-ci se veut "apolitique";
- manifestation organisée en semaine et non le week-end;
- plan de transport favorable à certains (besoin de nuancer la position de l'association);
- la manifestation doit être à l'initiative de notre association et/ou d'autres associations défendant les navetteurs ou la    
  mobilité de manière générale.
- ...

Notre association a pris bonne note de ces remarques et a décidé de suspendre pour l'instant sa participation à cette manifestation.

Dès que des précisions seront disponibles quant à la liste des organismes participant et au cahier de revendications détaillé, elle les communiquera à ses membres adhérents et leur demandera de se prononcer de manière définitive.

Notre association réaffirme son souhait d'agir avant tout dans l'intérêt de ses membres et de la communauté des usagers de manière générale. Elle ne s'engagera dès lors dans aucune manifestation si elle ne peut bénéficier de la confiance de ses membres et des garanties nécessaires à son indépendance.

Pour l'ASBL,

Gianni Tabbone - Président           Gery Baele - Secrétaire          Guy Cantraine - Trésorier
 

Source: NAVETTEURS.BE - 19/08/14

   

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Notre association souhaite préciser sa position face au Plan de Transport 2014 et expliquer dans quelle mesure elle ne le soutient pas dans sa version récemment légèrement adaptée.

Changements positifs pour les usagers des lignes les plus fréquentées

Il faut tout d'abord faire la part des choses et dire que tout n'est pas mauvais dans ce nouveau plan, en effet on y trouve des avancées pour les usagers des lignes les plus fréquentées et qui desservent principalement les "moyennes" et "grandes" gares, avec dans la plupart des cas :
  • un renforcement de l'offre de trains et du nombre de places assises
  • un cadencement toutes les 30 minutes
Avec toutefois certains bémols :
  • allongement généralisé des temps de parcours
  • modifications de certaines relations impliquant parfois des changements conséquents pour les usagers
  • augmentation des ruptures de charge (correspondances)
Un plan qui manque d'ambition

Ce plan affiche selon nous un manque d'ambition et ne répond que très peu aux besoins croissants en terme de mobilité et en solutions alternatives à l'utilisation de la voiture.

Le principal problème réside, selon nous, dans le fait que le Groupe SNCB doit travailler avec une
enveloppe budgétaire "fermée" et nettement insuffisante, avec pour conséquence, un nombre de "km/train" limité.

Dès lors, tout ce qui est ajouté d'un côté doit être retiré de l'autre afin de conserver un équilibre.

Notre association constate cependant que la SNCB trouve les budgets nécessaires -et qui sont souvent dépassés au final- pour financer des gares "de prestige" comme Liège-Guillemins, Mons ou encore Anvers. Certes des rénovations sont nécessaires mais elle ne doivent pas se faire dans une telle démesure et certainement pas au détriment du service offert aux usagers.

Manque de concertation des acteurs de la mobilité

Bien que la SNCB ait investi beaucoup de temps dans l'organisation de "Roadshows" dans toutes les Provinces du pays, nous estimons qu'il eut été beaucoup plus judicieux de consulter directement les premiers concernés, en l'occurrence les usagers, comme cela se fait notamment en Suisse.

Nous regrettons que notre association ait été écartée de toute consultation avant l'élaboration de ce plan.

Nous constatons toutefois que les "Roadshows" ont permis quelques adaptations "chirurgicales" mais qui restent nettement insuffisantes et qui ont sans doute été opérées dans le but de calmer quelque peu les usagers contestataires.

Les lignes les moins fréquentées passent à la caisse

Les lignes "locales" ainsi que les régions "rurales" paient le frais des améliorations opérées sur les lignes les plus fréquentées :
  • suppression de premier(s)/dernier(s) train(s)
  • diminution de la desserte
  • maintien d'une desserte insuffisante (bi-horaire) dans la Province du Luxembourg
  • diminution de l'amplitude (période durant laquelle le service est assuré)
La SNCB base ses choix sur la faible fréquentation des points d'arrêt concernés. Une remise en question s'impose: il faut faire la démarche inverse et se poser la question sur le manque d'attractivité de l'offre et voir si une augmentation de l'offre pourrait de nouveau attirer des usagers.

Notre association ne peut s'empêcher de penser que ce genre de manoeuvre conduira à terme à la fermeture de ces points d'arrêt, faute de fréquentation suffisante. Est-ce une démarche acceptable de la part d'une société à qui une "mission de service public" est confiée par l'Etat ?

La SNCB se retranche derrière la nécessité de réaliser des économies mais faut-il commencer par le bas en sacrifiant l'outil de travail ici représenté par les points d'arrêt, les voies et les trains ou commencer par la tête en rationnalisant le nombre de postes à responsabilité et les rémunérations qui y sont liées ? Notre association se prononce en faveur de la deuxième solution et suggère également d'arrêter toute "dépense de prestige" dans des gares "pharaoniques" telles que Liège-Guillemins, Anvers ou encore Mons pour ne citer que quelques exemples flagrants ...

A ce jour et malgré les promesses de "concertation avec TEC et De Lijn" (Jo Cornu sur les ondes de la RTBF le 13/8), aucune alternative valable n'est proposée aux usagers dont les trains seront prochainement supprimés, sinon de prendre leur véhicule personnel -faut-il encore en posséder un- pour se rendre dans la "grande gare" la plus proche.

En encourageant les usagers à se rabattre sur l'offre dans les "grandes gares", la SNCB encourage les usagers à l'achat d'un véhicule qui, au final, augmentera le nombre d'automobiles en circulation et viendra gonfler les parkings déjà saturés sans compter l'impact négatif sur l'écologie.

Notre association estime que la SNCB travaille une nouvelle fois à l'envers. En effet la démarche logique eut été de consulter les sociétés régionales de transport et de mettre en place des alternatives valables avant de supprimer les trains ... si réellement le maintien de la desserte devient impossible à tenir financièrement.

Notre association ne peut cacher son inquiétude notamment pour :
  • les usagers qui travaillent en pauses et qui doivent être sur leur lieu de travail à 6h00 ou doivent le quitter à 22h00
  • les usagers qui suivent des cours du soir qui se terminent souvent après 21h00
  • les usagers qui souhaitent participer à des activités de loisirs (théâtre, cinéma, spectacles ou concerts, journée à la mer ou dans les Ardennes, …)
  • les usagers qui, par conviction écologique ou par obligation, ne possèdent pas de voiture et souhaitent se déplacer uniquement au moyen des transports en commun
Pas de vision globale de la mobilité

Notre association constate que malgré les encouragements réguliers à opter pour "une autre mobilité", il n'y a aucune vision globale de la mobilité. En travaillant en collaboration étroite, les différentes sociétés de transport pourraient proposer des solutions globales de mobilité tout en réalisant des économies au travers d'une offre rationnalisée en évitant si nécessaire les "double emploi" à certains endroits.

Conclusions

Notre association est consciente que la SNCB ne peut offrir un service "à la carte" et que des choix doivent être opérés, les budgets étant limités. Elle estime cependant que, bien que les lignes les plus fréquentées méritent d'avoir une offre plus importante et adaptée à la demande, les lignes les moins fréquentées doivent pouvoir bénéficier d'un minimum de desserte sous forme d'une cadence horaire avec un renforcement de trains de pointe si nécessaire, conformément à la notion de "service public".

Si toutefois ce minimum de desserte ne peut être assuré en train suite à des coûts "déraisonnables", il est impératif que la SNCB mette en place, en concertation avec les autres sociétés de transport, des alternatives valables et garanties pour les usagers concernés.

Notre association accepte :
  • le renforcement de l'offre de trains et du nombre de places assises sur les lignes les plus fréquentées
  • un cadencement toutes les 30 minutes
Notre association accepte sous condition :
  • les ruptures de charge à condition que les correspondances soient strictement respectées
  • les adaptations de certaines relations à condition que cela puisse améliorer la ponctualité et que les correspondances soient strictement respectées
Notre association rejette :
  • l'allongement généralisé des temps de parcours
  • la diminution de la desserte dans certains points d'arrêt sur les lignes "locales"
  • la suppression des premiers/derniers trains sur les lignes "locales"
  • le maintien d'une cadence bi-horaire en semaine principalement en Province de Luxembourg
  • la diminution de l'amplitude (période durant laquelle le service est assuré) que ce soit sur les lignes les plus fréquentées ou sur les lignes "locales"

Ce document peut être téléchargé au format PDF en cliquant ICI
   

Source: ASBL NAVETTEURS.BE - 14/08/14

   

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Un plan d’économies plutôt qu’un plan de transport

L’association de voyageurs Navetteurs.be a pris connaissance ce mercredi de l’approbation par le gouvernement sortant du nouveau plan de transport 2014 de la SNCB qui sera mis en application dès le mois de décembre prochain.

Bien que ce nouveau plan n’ait qu’une durée de validité de 3 ans, celui-ci affiche clairement un manque d’ambition et ne répond que très peu aux besoins croissants en termes de mobilité et aux encouragements incessants à l’utilisation des transports en commun. Il s’agit clairement d’un nouveau plan d’économies qui se fait au détriment des lignes « locales » et des habitants des zones rurales.

De manière générale, l’augmentation des temps de parcours, justifiée par la volonté d’améliorer la ponctualité constitue un recul significatif dans la satisfaction des usagers.

Navetteurs.be ne soutient pas ce plan de transport

Dans un communiqué de presse diffusé fin juin, l’association de voyageurs Navetteurs.be rappelait qu’elle ne pouvait marquer son accord avec un tel plan de transport qui favorise uniquement les grandes lignes et les relations les plus fréquentées au détriment des lignes locales et des zones rurales.

Elle disait comprendre que la SNCB puisse être confrontée à des restrictions budgétaires et à une enveloppe de « km/train » fermée mais ne pouvait que dénoncer une très nette régression de l’offre sur les lignes locales avec des suppressions de premiers/derniers trains, une réduction des amplitudes horaires qui n’apparaissent nulle part dans les présentations au Provinces et Régions mais également une augmentation généralisée des temps de parcours, faute d’autres solutions pour enrayer les retards récurrents.

L’association appelait également le Gouvernement à prendre ses responsabilités en ne validant pas cette version adaptée du plan de transport, en demandant à la SNCB de maintenir l’offre actuelle sur les lignes « locales » -ce qui constitue un minimum- et en mettant à la disposition de la SNCB l’éventuel budget supplémentaire qui permettrait d’y arriver.

L’association avait également envoyé un courrier début juillet aux Présidents des partis francophones PS, CDH, Ecolo, MR, PTB, FDF et PP afin d’exposer ses craintes face à ce nouveau plan. A ce jour, seules deux réponses ont été reçues, ce qui est déplorable.

L’association tient à faire savoir qu’elle consultera prochainement ses membres et partenaires afin de réagir à ce qu’elle qualifie de « nouveau plan d’économies » au détriment des usagers et qui aura également un impact sur l’organisation du travail des cheminots.

   

Source: ASBL NAVETTEURS.BE - 13/08/14

   

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Le gouvernement fédéral a approuvé définitivement mercredi - en Conseil des ministres électronique - le nouveau plan national de transport de la SNCB (2014-2017), ont annoncé dans un communiqué le Premier ministre sortant Elio Di Rupo et le ministre sortant des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille.

Il y a six mois, le gouvernement avait prié la SNCB d'améliorer la première mouture de son plan en respectant un certain nombre de balises concernant l'offre et l'accessibilité notamment. La société de transport a intégré ces améliorations à la suite d'une série de concertations menées notamment au niveau local.

La SNCB a notamment revu son offre afin de garantir le respect de son contrat de gestion. Ces adaptations représentent un coût supplémentaire de 7,33 millions d'euros que la SNCB prendra à sa charge, selon le communiqué du gouvernement. Le chemin de fer s'est également engagé à supprimer, dès la fin des travaux et en accord avec Infrabel, "les minutes supplémentaires introduites dans les horaires à cause de ces travaux".

Par ailleurs, l'entreprise publique fédérale évaluera, dès la mise en œuvre du nouveau plan de transport, en concertation avec les sociétés de transport public régionales, l'offre de transport, en particulier dans les "zones à faible densité de population" pour que l'"accessibilité" aux zones d'éducation et d'emploi soit assurée. La SNCB, en concertation avec les sociétés de transport public régionales, "veillera à améliorer cette accessibilité", tout en limitant autant que possible d'éventuels coûts d'exploitation supplémentaires.

Enfin, la SNCB mettra en œuvre l'intégration de l'offre RER à hauteur de 8,9 millions de "trains-kilomètres" en décembre 2014 suivie de l'extension de l'offre de décembre 2015 grâce à la mise en service du tunnel Schuman-Josaphat, ainsi que l'extension de l'offre RER à partir de décembre 2016. Par ailleurs, la communication de l'offre intra-bruxelloise sera renforcée.

Toujours selon le communiqué du gouvernement, la SNCB se concertera avec les Régions pour la future version du plan de transport. Cette concertation commencera dès le début de l'étude prévue courant 2015.

Le respect des balises fixées par le gouvernement fera l'objet d'un suivi régulier de la part du SPF Mobilité et Transports.

La première version du plan avait été retoquée par le gouvernement le 21 février dernier. S'en sont suivies des concertations locales qui ont abouti à diverses adaptations comme une plus grande amplitude d'horaires dans le Hainaut, une meilleure fréquence dans le Brabant wallon et sur la ligne Charleroi-Couvin, de légères modifications à Liège, et des hausses de capacité vers Bruxelles. La CGSP et l'association Navetteurs.be ont cependant qualifié de "cosmétiques" et "chirurgicales" les adaptations apportées au plan.

Mais pour la majorité sortante, l'approbation du nouveau plan de transport constitue la dernière étape du vaste chantier de modernisation des chemins de fer entrepris sous cette législature. "Elle s'ajoute en effet à la réforme des structures du groupe SNCB effective depuis le 1er janvier 2014 et à l'adoption du plan pluriannuel portant sur les investissements qui seront réalisés sur la période 2013-2025", rappelle le communiqué.
   

Source: LaLibre.be - 13/08/14

   

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