Préfaces

Préfaces rédigées par la Cellule Ferroviaire

1. Cadastre des PANG’s (2013)

La Cellule Ferroviaire de la Région wallonne remercie vivement Navetteurs.be pour l’étude menée et la qualité du travail fourni.

La méthodologie du groupe SNCB pour la priorisation des investissements dans les gares et points d’arrêt non gardés (PANG) repose sur 2 éléments principaux : le nombre de montées par semaine et la qualité des gares.

Le premier élément exclut d’office les 191 PANGS wallons, qui représentent pourtant 15% des montées et 73% des gares wallonnes.

La qualité des gares est quant à elle évaluée à 50% sur base des normes REVALOR et à 50% sur base du baromètre de qualité des gares. A titre d’exemple, la propreté est prise en compte, mais pas la hauteur des quais, ni le confort sur les quais.

L’analyse menée par Navetteurs.be permettra ainsi à la Cellule Ferroviaire de mieux cibler et d’objectiver les investissements qui seront réalisés par Infrabel et la SNCB. La Cellule Ferroviaire complètera cette étude de terrain par une analyse de potentiel de chaque point d’arrêt retenu. Cette analyse visera notamment à évaluer le nombre de personnes qui circulent sur les lignes concernées, le nombre actuel d’usagers dans les PANG à réhabiliter, et à déterminer leur potentiel de développement s’ils sont desservis par suffisamment de trains (bassin de population et d’emploi).
Il est en effet regrettable, dans un contexte financier limité, de s’apercevoir que certains points d’arrêts au faible potentiel ont été rénovés (ex : Pry) alors que d’autres nécessitent une réhabilitation urgente.

 

2. Accessibilité des PANG’s (2014)

La Cellule Ferroviaire de la Région wallonne remercie vivement l’ASBL Navetteurs.be pour l’étude menée et salue la qualité du travail fourni.

L’accessibilité de nos gares et points d’arrêt est un élément essentiel pour améliorer leur attractivité et favoriser leur utilisation. A cet égard, les Points d’Arrêt Non Gardés (PANG’s) font en général l’objet d’une moindre attention, tant de la part de la SNCB que de la part des autorités communale et régionale. Or, ils constituent le point de départ de 16% des voyageurs qui montent dans un train un jour de semaine moyen en Wallonie. Nos centres urbains sont de plus en plus difficilement accessibles en voiture. Face à cette congestion grandissante et la volonté corollaire de limiter le nombre d’emplacements de parkings dans les grandes villes, les points d’arrêts (petites gares au confort rudimentaire, mais fonctionnelles et au stationnement généralement gratuit) offrent une parfaite alternative, peu onéreuse en termes d’investissements d’entretien et d’exploitation.

Après la réalisation en 2013 du Cadastre des PANG’s en Wallonie, il semblait dès lors opportun de se pencher plus en détails sur l’accessibilité de nos points d’arrêts. L’analyse menée par Navetteurs.be permettra à la Cellule Ferroviaire d’objectiver et de mieux cibler les investissements nécessaires.

Suite à la réforme du groupe SNCB, il est important de noter que les points d’arrêts sont dorénavant de la responsabilité de la SNCB et non plus d’Infrabel. Ce changement ne peut être que bénéfique en termes d’investissements financiers. En effet, lors de renouvellement de voies, Infrabel profitait souvent de l’occasion pour rénover entièrement les quais de certains points d’arrêt alors que la SNCB décidait ensuite contradictoirement d’y réduire l’offre. On peut dorénavant présumer qu’un lien sera effectué entre le nombre de voyageurs dans les gares, la fréquence des trains et les investissements nécessaires à leur entretien ou réhabilitation.